BIOG

T-LOVE – LONG WAY UP
[The Basement Tapes]
(October 2008)

It’s kinda hard to make it in the rap game for a woman. In an industry where so many business meetings occur in strip-clubs, heterosexual women have a hard time getting their props. You would think that being business saavy would help, unfortunately it seems that insecure A&Rs are reluctant to sign artists who know more about the industry than they do themselves !
As a writer, MC, editor, manager, publicist, record label owner, radio host and promoter Taura Love a.k.a. T-Love had the opportunity to study the music business from every angle. One of the first things she learned is how important it is to build your catalog. The golden rule is to keep control of your music : don’t put your soul on 2-inch reel that you don’t even own. After the unreleased album of her group Urban Prop, that they recorded for Capitol, T-Love made it a point to always control everything she writes and records.
As her rap career comes to an end and she has moved toward singing, she wanted to let her audience hear a few unreleased tracks that we feel are still relevant today. Long Way Up is also a document, showing her evolution as an artist. Listening to the album you can understand the way T works, some tracks had been changed, rearranged and recorded over different beats. Sometimes a verse or just a rhyme reappears but used in a different context.
At first Long Way Up was supposed to be the vinyl version of her firts album Long Way Back (Virgin), some would even remember it being mentioned on the CD booklet. T-Love’s idea was to give the DJs some bonus songs as well as the key cuts from the album. The major didn’t feel like doing it so the project was cancelled.
When selecting the tracks from this record we went through everything T-Love has ever recorded and only kept the best. Everything with over used samples has not been kept. Then a lot of collaborations with big-name artists (Basement Jaxx, Slum Village, Chemical Brothers …) would have been great marketing wise, but not musically motivating enough for T-Love to shine vocally. It was never her goal to be the token rapper on electro beat. With beats by DJ Lethal, This Kid Named Miles, Herbaliser, Kenny Segal, Beyond There and the producer formerly know as Mudfoot, the album is sure to pass the quality control.

T-LOVE – LONG WAY UP
[The Basement Tapes]
(Octobre 2008)

C’est décidément difficile pour une femme de s’en sortir dans le rap. Dans une industrie ou la plupart des contrats se négocient a la table des strip-clubs, une femme hétérosexuelle a bien du mal à faire entendre sa voix. Certains pourraient penser qu’avoir une bonne connaissance du business est un atout, malheureusement c’est souvent le contraire. Bien des directeurs artistiques hésitent à donner des contrats à des artistes qui connaissent les rouages du système mieux qu’eux.
En tant que journaliste, MC, rédactrice en chef, manager, attachée de presse, directrice de label, animatrice radio et organisatrice de concerts Taura Love alias T-Love a eu l’occasion de bien observer l’industrie de la musique. Une des premières choses qu’elle a compris est l’importance du catalogue. La règle d’or que chaque artiste devrait respecter : toujours garder le contrôle de ses enregistrements. Depuis l’album avorté de son groupe Urban Prop, enregistré pour le compte de Capitol, T-Love a fait en sorte de rester propriétaire de ce qu’elle écrit et enregistre.
Alors que sa carrière dans le domaine du rap arrive à son terme et qu’elle se dirige plus vers le chant, elle souhaitait mettre à disposition du public quelques inédits qui ont brillamment passé l’épreuve du temps. Long Way Up est aussi un document qui témoigne de son évolution en tant qu’artiste. D’un titre à l’autre on devine la façon de travailler de T-Love, certains morceaux ont existé dans des incarnations très différentes. Parfois c’est juste un couplet qui a été testé dans plusieurs contextes ou une rime qui revient d’un titre à un autre.
A l’origine Long Way Up devait simplement être la version vinyle de l’album Long Way Back (il était d’ailleurs annoncé dans le livret du CD). L’idée de T-Love était de proposer quelques titres plus orientés pour les DJs tout en gardant les morceaux phares du CD. La major n’a pas vraiment vu l’intérêt et le vinyle est resté identique au CD. Aujourd’hui l’idée est réactivée et au final ce sont des dizaines de titres inédits qui ont été ressortis des tiroirs pour en sélectionner les 20 meilleurs.
D’emblée ont été recalés les titres avec des samples entendus ailleurs. Ensuite quelques collaborations médiocres avec des gros noms (Basement Jaxx, Slum Village, Chemical Brothers…) qui s’avéraient plus intéressants au niveau marketing qu’artistique n’ont pas non plus été retenus. Avec des instrus de DJ Lethal, This Kid Named Miles, Herbaliser, Kenny Segal, Beyond There et le producteur qui se faisait appeler Mudfoot (aka Alchemist), la qualité artistique du disque devrait suffire.
Plus de dix ans de carrière traversent ce CD, depuis sa première apparition au micro de la radio KDAY à ses premiers morceaux chantés, Long Way Up laisse entrevoir ce que sera la suite du parcours musical de Taura Love.

VIDABLEU

Vidableu est né lorsque T-Love a commencé à travailler avec Benoit (batterie) et Cédric (contrebasse) en 2003, lors de la sortie de son premier album Long Way Back [Pickininny/Virgin]. Très vite, après le second concert la synergie était parfaite, sur scène et en coulisses. Ils se sont vite retrouvés programmés un peu partout en France et en Europe (Jazz Cafe à Londres, festival de Dour en Belgique, festival Summer Session en Allemagne…).
Cédric et Taura se connaissent et sont amis depuis 1998. Bassiste depuis 1992, ses influences diverses, allant du jazz de Mingus aux musiques hybrides des années 90 (Pop Rock, Hip-Hop, Electro,) l’amène naturellement vers la Contrebasse qu’il étudie depuis 2003. Plutot autodidacte il intègre ensuite une formation professionnelle d’un an à l’ARPEJ (école de jazz à Paris) qu’il complètera avec Felipe Cabrera (Bassiste / Contrebassiste Cubain). Passionné de son comme de musique, il remixe et adapte les titres de Taura pour le live. Son second métier, ingénieur du son, s’accorde à celui de musicien et le complète parfaitement. Ecléctique, on le retrouve dans diverses formations qui lui permettent de s’ouvrir à différents types de musiques : du Folk Sud Américain au Flamenco en passant par la Pop Rock et le Jazz.
Benoit rencontre Taura en 2003 lors d’un concert dans un club de Rouen. Il l’avait entendu pour la première fois en écoutant une copie du premier EP Return of the B-Girl et de l’album Long Way Back. De cette soirée elle écrira: ”J’étais montée sur scène avec le groupe de Ced et Benoit, Mantra, et j’improvisais avec eux. Benoit jouait des rythmes incroyables et dès qu’on s’est regardés on s’est retrouvés sur la meme longueur d’onde. Je le suivais, il me suivait, on s’est éclatés, à en oublier les autres musiciens !”. Né en 77, il débute la batterie à 7 ans et monte sa première formation à 13. Rapidement il commence à jouer avec des musiciens plus agés et plus expérimentés dont son père. Il donne ses premiers cours de batterie à 18 ans et se découvre une passion pour l’enseignement. A 26 ans il monte sa propre école. Parallèlement il étudie pendant 5 ans à Paris avec Daniel Pichon à l’école “Ètudes des arts rythmiques”. Musicien polyvalent, à l’aise en live autant qu’en studio, il croise notamment la route de Jean Michel Kadjan et Patrick Ronda ainsi que, lors de passages télé, Zucchero et Pump.